L’Aveu

J’avais comme une forme d’angoisse latente
comme un cancer endormit qui suce l’énergie sans que je le sache.
Une incertitude centrale parmi les certitudes environnantes.
Une cible indéfinie et sans contour.
À ton humble ombrage,
la mire est devenu un point définie et grandissant dans mon abdomen,
montante jusqu’à ma cage thoracique.
Une coupure, un déclique, un déclin qui domine mon point d’ancrage,
comme un rien dans toute l’immensité de nos désirs vivants.
Crois-moi, je ne savais pas que c’était vivant un désir.
C’est qu’à force de trop vivre dans la peau de l’autre,
on se perd soi-même.
On devient, soudainement, comme ça, un matin, étrangé à ce qu’on est devenu.
Le moi veut se disocié du nous.

C’est toujours le matin que la vérité reluit,
tel une photophobie, on ne la veut pas,
on la jetterait au bout de nos bras,
car on ne la choisi pas.
Comme un appel, un cri strident de l’enfant qui est interpellé par l’ailleurs. L’aillleur celui que l’on à jamais finit de rêver mais que l’on a oublie et que l’on retrouve au fond de sa poche…
Ou simplement trop lointains pour y avoir songé avant. On vieillit, on change, sans qu’on le sache. Un membre du couple recherche plus la sécurité alors que l’autre meurt d’envie d’être stimulé. On pense la vie… souvent en fonction de nos propres contraintes personnelles, émotionnelles, irrationnelles et même physiques. Ça bâtit des perceptions, ça s’interloque, comme deux fous qui crient leur vérité au monde entier sans que personnes comprennent quoi que ce soit.

Je sais, les mots me manquent, c’est inexplicable, comme une culpabilité que la raison appui, sa propre raison, pas nécessairement celle des autres. Tu traites mes désirs comme tu traites les tiens. Tu les négliges, comme tu le fais à toi, par ta condition physique… Tu leur donnes vie toi aussi mais tu les juxtaposes sur moi tel une sépulture. Où suis-je, dans toute ta place qui prend toute la place, dans tes projets qui me susurrent la grammaire de tes craintes, tel une syntaxe parfaite, non-aléatoire, irréfutable à toi?

C’est quand tout devient inconditionnellement questionnement, que l’on se rend compte que l’on s’est perdu, qu’on s’est oublié quelque part soi-même. À rajouter des questions sur les points d’interrogations. Je ne sais pas et pourtant, je sais que je ne sais plus rien de la vie et de cette vie. Plus comment dire, plus comment faire, pour continuer, à avancer, la tête au claire, lasse et frivole. MA FORCE, MA FORCE, s’est fendu comme une buche ! Je ne sais plus, je ne sais rien, rien, rien, rien de rien…. Mais voilà que le danger des sacrifices est de se perdre en l’autre. J’ai mal fait ça, j’ai BRÛLÉ la chandelle par les DEUX bouts, pensant que la lumière valait plus que la mèche. Je n’ai pas su doser là où il le fallait, pointillé par pointillé,  jusqu’à la ligne droite. Jusqu’au jour ou, on réalise, qu’ont se bat contre soi, que l’on rapetisse sans cesse la cible du télescope, sa propre lentille qui fixe et scrute le lointain. Tel une provocation, un dernier test, une dernière analyse, ça prend toute la place dans ma vingtaine avancée. Comme une imminence. L’urgence de vivre.

Abdiquer est un mot que je déteste! Mais « Saisir le jour » est une expression qui rime avec la grandeur de mes détours, peut-être un peu trop pointu, pour nous deux. Et pourtant, tu vaques ! Tu dévalorises ouvertement mon chant intérieur, mes désirs étouffés, par ta verbalisation plus convaincu que convaincante. Quand tu parles, j’entends souvent ton toi, « TA » situation, mais à force, il c’est indigné entre nous un déséquilibre, vers ton penchant. Je bascule de tout bord tout côté, et d’habitude j’ai le rebond facile, mais là, je ne me sens pas stable. Mon ressort déraille.

Doucement, comme une discrète dérape, inconcevable même, je m’enlise, c’est inextricable, comme un gouffre dans lequel je me mine d’inquiétudes relativisées. Je suis à la dérive de moi-même, contre moi. À force de maux endurcient, à force de tout, de moi, de toi et pas de toi à la fois…Je me suis vue devenir ton antagoniste.

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Compositon: Julie Mongeau

Last Call

Le last call est lancé
Le bustier remonté
Le morale à tombé

Le last call qui raisonne
V’là la solitude qui détonne
Elles vont rentré
Vers leur monde esseulé

Le récit hebdomadaire
À saveur éphémère
Fredonne au plancher
L’illusion expirée

Pourtant elles avaient su rêver
Dans les bras d’Orphé
Au serment nuptial
Comme si l’amour se consommait
Qu’en un seul vial

Elles s’en retournent chez elles
Leur bonheur ne venant plus d’elles
Titubant sur leur présent
Ne respirant plus que des amants
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Composition: Julie Mongeau

Du confort à l’action

Avec les technologies au goût du jour à notre disposition, je me pose beaucoups de questions sur l’avenir du Québec. À l’air ou on peut s’informer en un clic, je constate trop souvent que le confort règne. Les gens ne prennent plus le temps de s’informer, ils préfèrent qu’on les divertissent. Ils ne sont pas informés sur l’état de l’agriculture, la politique, l’histoire et la langue française au Québec. Alors que l’on assiste à une certaine forme de censure dans les cours d’histoires au secondaire, peut de gens savent mais maintenant on enseigne à nos jeunes que nous sommes des immigrants plutôt que des colonisateurs. S’enssuit une désinformation globalisée.

Le confort rent-il la population Québécoise molle, à ce dire « quesque ça va changer » ??? Le citoyen Québécois se déresponsabilise en attendant un messie, mais lequel et à quand??? On reproche au gouvernement, on chiale tout en restant assi devant son téléviseur médiatisé, finement tisselé, le droit à l’expression n’aura jamais autant peut servie. Chaque jour au boulot, partout ou je passe j’en parle, éduquer le peuple je veux bien mais dans un tel cas tout par de soi…Ce n’est pas à l’état de vous éduquez, cette pensée à elle seule n’est que pure utopie, voire même un sédentarisme intellectuel, vue toute la subjectivité dont cela dérrobe dans un Canada nationalisé jusqu’à la moelle !